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Résumé :

Après le terrible drame qui a frappé henry et sa famille, et les conséquences qui en ont découlé, l'adolescent a déménagé à Vancouver avec son père. Les voici en tête à tête, dans cette ville où ils ne connaissent personne. Tout est à reconstruire : même la mère d'Henry, victime d'une grave dépression, est restée à Port Salish ...
Bien qu'il déteste franchement l'idée d'écrire dans un journal, comme le lui a conseillé son thérapeute, tout comme il se refuse à se faire de nouveaux amis, le garçon finit par s'ouvrir, malgré lui ... Au fil des jours, il trouve même du plaisir à coucher ses pensées sur le papier et à reconstituer, entre gravité et humour, entre souvenirs terribles et lueurs d'espoirs, les événements qui ont marqué sa vie pour toujours.

Mon évaluation :

Livre : 8/10

Écriture : 4/5

Suspense : 3/5

Originalité : 4/5

Addictivité : 4/5

Personnages : 3/5

Mon avis : Un journal lumineux à l'histoire bouleversante

Ce livre a reçu de nombreuses éloges, et il les a bien mérité. Au début, le livre peut ne pas paraître si agréable à lire, surtout parce que Nielsen place Henry, le personnage principal, en légère empathie avec le lecteur. Du coup, on a plus de mal à ressentir de la compassion à son égard, peut être aussi parce qu'il ne raconte pas tout de suite le drame qui l'a frappé, lui et sa famille. Le fait, justement, de l'évoquer mais par des petites allusions qui ne disent rien, est intéressant.

On s'attache petit à petit au personnage principal, ce qui nous rend plus proche de lui. L'écriture est réaliste, au début plutôt froide, puis l'auteur se confie de plus en plus à mesure qu'il prend plaisir à écrire. Le livre nous emporte vraiment, je l'ai d'ailleurs lu presque d'une traite, et pourtant cela ne m'a pas dérangé. La lecture est très fluide, très agréable.

J'ai facilement identifié ce livre à Wonder, tout d'abord parce qu'ils traitent tout deux d'un sujet grave, mais à la première personne (ce qui nous rapproche du narrateur) et d'un style plutôt léger. On mêle donc l'humour avec le drame. Pourtant, j'ai le souvenir que Wonder m'avait plus ému.

J'ai également identifé ce livre à Hate List, même si hate List est écrit avec une écriture bien plus grave. C'est peut être pour ça que j'ai préféré Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, même si le sujet de l'intégration dans un milieu scolaire après un drame terrible était mieux abordé.

Quelque chose qui m'a déplu, néanmoins, et que j'avais aussi retenu dans Wonder, c'est que le livre garde, malgré tout cela, une part de naïvité. C'est sans doute dur de dire ça, mais je vais essayer de vous l'expliquer clairement. Même si tout n'est certainement pas brillant après son drame, tout va s'améliorer au fil du livre, pour finir par un happy end. D'abord, il y a des gens qui peuvent paraître pas sympa, mais qui finalement sont à l'écoute, ils peuvent très bien le comprendre, et ils sont très gentils envers lui. Après, il y a des très bons amis à son collège, sur qui il pourra toujours compter.

En fait, au début, rien ne va, personne n'est sympa, et à mesure que le livre avance, et que l'humeur de Henry s'améliore, chacun se révèle sympa et prêt à l'aider. Alors, ok, des accidents come ceux-là n'arrivent pas souvent, mais autant de personnes "appropriés" pour aider le héros, c'est encore plus rare. Bref, c'est juste cette petite part de naïvité qui m'a déplu. Parce que sinon, l'évolution de l'entourage et de l'humeur du héros est agréable et fait chaud au coeur.

C'est donc un bon livre, agréable à lire et très bien construit. Une histoire très émouvante qui ne vous laissera certainement pas insensible.