The Origins - Chapitre 1, première partie
Voici la suite du prologue de "The Origins" ! N'hésitez pas à laisser un commentaire pour me dire ce que vous en pensez et à m'aider à m'améliorer...
Chapitre 1
- Ethan ! crie ma mère à travers la porte de ma chambre. Debout !
Je me réveille en sursaut, percevant les pas de ma mère qui descend l’escalier.
« Merde ! »
J’ai dûs oublier de mettre mon réveil. Je me lève en quatrième vitesse, appuyant sur un bouton qui enclenche l’ouverture automatique de la baie vitrée, laissant filtrer les doux rayons de soleil de la matinée. Je sais, une baie vitrée dans une chambre, ça peut paraître bizarre. Mais ma chambre est immense. Ce n’est pas vraiment une excuse, mais de toute façon, ce n’est pas moi qui l’ai choisis.
Ma chambre comporte un grand lit king size et son lot de coussins, un imposant bureau en bois de chêne massif avec un ordinateur portable Apple dernier cri posé dessus ainsi qu'un écran plasma encastré dans le mur.
Mais je n’en suis pas très fier, et je ne m’en glorifie surtout pas.
Contraste au décor, quelques posters d’associations célèbres tels que le WWF et Greenpeace ornent les murs. Il y a aussi une vaste bibliothèque à trois étages garnies de livres, la seule chose, avec les posters, dont je suis vraiment fier.
En fait, il faut dire que mon père est riche. Très riche. En gros, il est le directeur d’une grosse industrie chargé de la construction de barrages électriques en terrains exploitables. C’est fou comme le métier doit être compliqué pour devenir riche. Je vous laisse imaginer le boulot de l’homme le plus riche au monde…
Je sors de ma chambre pour rejoindre ma salle de bains personnelle. Celle-ci comporte une douche, une large armoire pleine à craquer de fringues (touche personnelle de ma mère), ainsi qu’un lavabo, une glace et des étagères remplis de lotions (dont je ne me sert pas souvent).
Je m’habille rapidement d’un simple short ainsi qu’un T-shirt arborant l’inscription « Sumertimes makes me feel good », que j’affectionne particulièrement, allez savoir pourquoi. Ensuite, je me coiffe rapidement avec du gel, et le résultat ressemble à peu près à la coiffure du leader de Metallica qui aurait passé une nuit mouvementée. Peu importe, je trouve que ça va plutôt bien avec ma tête. J’ai des yeux bleus clairs, des pommettes hautes, un petit nez, des fossettes légèrement creuses et (ne riez pas !), des cheveux blancs. Je sais, c’est bizarre, le médecin a même dit qu’ils n’étaient pas blancs, juste que « c’était un phénomène assez exceptionnel chez les jeunes, que mes cheveux ne sont pas blancs, mais blond très clair ». Peut être, mais moi je trouve qu’ils sont blancs. Parfois, j’aurais aimé avoir des cheveux normaux, pour éviter que les passants me regardent bizarrement avec un peu trop d’insistance, ou que des élèves stupides se moquent de moi et m’appellent « papi ».
Mais bon, j’ai réussi à passer le cap. Le plus souvent, on me laisse tranquille, ou je fais le nécessaire pour que ce soit comme tel.
Je sors pour rejoindre ma mère dans la cuisine qui, comme ma chambre, est immense.
En descendant les escaliers, j’entends mon père - apparemment énervé – discuter au téléphone, avec son chef de chantier.
« Etrange… Normalement, il ne devait rentrer que ce week-end. »
En arrivant dans la cuisine, je découvre ma mère affalée sur une chaise, en train de siroter une tisane à la menthe, et mon père marchant de long en large dans la cuisine d’un pas nerveux, hurlant plus que parlant.
- Mais enfin, Serge, tu te rends compte de ce que tu dis ? C’est totalement absurde, tu sais très bien qu’il n’y a pas d’ours en Amazonie !
Un ours ? N’importe quoi ! Pauvre Serge, il perd la boule…
Ah oui, au fait, le nouveau chantier de mon père se trouve en Amazonie, sur le fleuve Amazone. Ça paraît fou, mais il bosse sur ça depuis des mois, et il est enfin parvenus à son but. Le chantier à commencé il y a juste une semaine.
- … Surtout que ce sont nos nouveaux alliés qui ont le plus morflés… Tu sais aussi bien que moi que des bénévoles, ça vaut de l’or ! … Oui, il vaut mieux pour toi que ça ne s’ébruite pas. Tu connais les indigènes, toujours affolés par des problèmes mineurs. … Eh bien je ne sais pas, moi ! Graisse quelques pattes, rapatries les blessés dans leur pays, mais fais ton boulot, punaise !
Et il raccroche viollement.
Quand il me voit, son masque de colère s’évanouit pour laisser place à un sourire factice.
- Bonjour Ethan. Tu vas bien, depuis le temps ?
Depuis le temps, en effet. Trois mois. Trois mois pendant lesquels il avait laissé ma mère se débrouillait seule, envoyant juste une pension tout les mois avec un laconique mot d’excuse, disant qu’il était surchargé et qu’il rentrerait bientôt.
Je marmonne une vague réponse.
- Parfait, continue mon père. Comme je disais à ta mère tout à l’heure, je viens passer un peu de temps ici, pour qu’on puisse profiter de notre famille réunie.
« Bien sûr. Et moi, j’ai gagné trois fois la cagnotte au loto et le MI5 m’a engagé pour démanteler un réseau de trafic de cocaïne. »
- Super, je réponds d’un ton plat.
Je veux lui poster des questions sur le coup de fil, mais je sais pertinemment qu’il me mentirait.
En tout cas, il parait satisfait de ma réponse et se laisse tomber sur le canapé en cuir, tout en prenant le journal sur la table basse du salon, comme si ma mère et moi n’existions plus.
Je pousse un soupir de désolation, que ma mère fit semblant de ne pas entendre, et me dirigeais vers la sortie.
- Tu ne mange pas ? m’interpelle-t-elle.
- Je n’ai pas faim, je réponds, vague.
Je prends mon sac dans l’entrée, le met sur mes épaules et sort dehors. Malgré les quelques nuages dans le ciel, l’air est déjà chaud et lourd.
L’un des avantages d’habiter en ville, c’est qu’il y a forcément un arrêt de bus non loin de votre maison.
Je n’ai qu’à traverser quelques rues passantes où la pollution empeste singulièrement pour m’y trouver.
Quelques personnes s’y trouvent déjà, dont deux de ma classe, de vrais abrutis finis, Jenny Décalvès, et sa bande de servantes complètement soumises. Jenny était une boxeuse, et elle avait gagné de nombreuses médailles au cours de tournois. Elle était grande, le visage carré, dans une expression constante de férocité. En clair, je la déteste.
Pour rejoindre l’arrêt, je dois passer devant elle, et j’ai droit à l’une de leur habituelle remarque particulièrement intelligente.
- Alors le bourgeois, papa chéri ne t’a pas amené dans sa Lamborghini ?
Quelques ricanements moqueurs fuse, mais je fais comme si aucune d’elles n’avaient jamais existé. Ce qui, selon moi, était la meilleure solution. Non pas que je sois un lâche, j’aurais pus me battre, mais ce n’était pas vraiment mon truc.
J’enfonce les écouteurs de mon Ipod dans les oreilles, écoutant une musique de rock à plein volume.
La journée promettait déjà d’être longue.






