Auteur : Neil GaimanStardust

Edition : J'ai Lu

Traduit de l'anglais par : Frédérique Boucher

Pages : 222

Prix : 5.80 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé :

D'un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d'une calme forêt anglaise. De l'autre, le Pays des Fées, univers d'enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Entre les deux, il y a le Mur, l'infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de Féerie. Infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neuf ans s'ouvre la Foire des Fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer. Dans certaines circonstances, cependant, attendre si longtemps pour pénétrer en Féerie est impossible. Car quand on s'appelle Tristan Thorn et que l'on a promis à sa belle l'étoile filante tombée du firmament de l'autre côté du Mur, aucun obstacle ne saurait s'élever contre l'amour...

Mon évaluation :

Livre : 6/10

Écriture : 3/5

Suspense : 2/5

Originalité : 3/5

Addictivité : 2/5

Personnages : 4/5

Mon avis: Une lecture agréable, mais un livre un peu trop classique

Après l'enthousiaste lecture de L'étrange histoire de Nobody Owens, mon dernier Gaiman en date, j'ai décidé de récidiver avec ce court opus à la quatrième de couverture pas très emballante. En effet, et c'est une impression qui sera confirmée par la suite, ce livre à tout d'un bonne histoire classique de Fantasy : un petit village perdu dans la lande britannique, possédant une spécialité unique : la voisinage avec une monde peuplée de fées et de créatures merveilleuses, la Faërie. L'essentiel de l'histoire tourne autour de ce fait : tous les neufs ans, un marché réunit les deux mondes séparés par un mur.

Bon, je vous le dis d'entrée : n'attendez pas du réalisme de ce livre, sinon vous risquez fortement d'être frustrés. Par exemple, même si le marché ayant lieu tous les 9 ans attire du monde, personne ne s'est jamas demandé comment il était possible qu'un monde entier existe à côté du nôtre, peuplé de créatures incroyables, et jamais une foule gigantesque ne s'est pressée pour le voir (ce qui serait le cas dans le monde actuel). Je vais passer sur le coup des étoiles-humaines, des spectres vivants et de tous ces petits détails qui ne semblent préoccuper personne (à part nous, chers lecteurs).

Ce roman a donc bien la forme d'un conte un peu ancien, qui aurait probablement pu commencer par "Il était une fois...", c'est d'ailleurs ce qui se passe, mais ensuite l'auteur se ravise et opte pour quelque chose de légèrement plus complexe. Effectivement, au début, le style d'écriture de l'auteur est assez difficile à suivre, surtout par ses phrases de plusieurs lignes où l'auteur nous fait part du décor, et des pensées du personnage, et aussi un peu de son propre raisonnement. Cela semble se calmer par la suite, ou on s'y fait, en tout cas ce n'est plus gênant. J'ai même trouvé que l'écriture convenanit plutôt bien au livre.

Il y a quelques bonnes idées (qui rentrent néanmoins toujours dans la catégorie classique de la Fantasy) qui rafraîchissent un peu le livre et font toujours du bien à la lecture. Cela parvient à démarquer un peu le livre, sous certains aspects.

La fin semble prévisible à des dizaines et des dizaines de pages, à part un léger rebondisement, alors merci, mais le coup du "Ils vécurent très heureux, très riches, avec toute leur famille et tous leurs enfants", on nous l'a déjà fait. Rassurez-vous, je ne viens pas de vous révéler la fin, à plusieurs choses près, mais dans l'ensemble c'est ça.

Donc même si j'a passé un bon moment et que (Rhôô, allez, j'avoue: ) j'ai été ému par la fin, le type un peu trop classique et déjà-vu du livre n'est pas des plus appréciables.