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Illustrateur : Guillaume Lapeyre

Résumé :

Imaginez un monde où tout ce que vous écrivez prendrait vie. Imaginez maintenant qu’un individu utilise cette arme avec les plus sombres desseins... À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, les forces de police de City Hall n’ont d’autre choix que de faire appel à deux des plus fines plumes de Londres : Jules Verne et Arthur Conan Doyle !

Mon évaluation :

Livre : 3/5

Graphisme :  3/5

Scénario : 3/5

Addictivité : 3/5

Mon avis : Un manga à l'histoire plaisante mais sans grandes surprises

L'idée principale de City Hall avait déjà été traitée par Cornelia Funke avec son livre Coeur d'Encre. Mais c'est la façon dont l'idée est exploitée qui diffère. Car dans City Hall, c'est bien le monde que nous connaissons, au 20ème siècle, dans lequel tout ce qu'on écrit prend vie. Le papier a donc été banni, plus personne n'en possède, au même titre que les stylos. Les livres se font sous format numériques, tapés avec un machine. L'homme ne sait pas le plus grand secret des gouvernements.

Pourtant, un jour, un homme meurt. Il y a eu une explosion. Et sur son corps, un inspecteur de police (tenu au courant du secret de l'histoire) trouve un papier sur lequel ont été griffonnés ces quelques mots : " Au 101 Downing Street, tu abattras la main et à hauteur du dixième étage, tu réduiras à néant l'ensemble de ses occupants". En effet, c'est à cette même adresse que l'homme a été abattus, et un immense trou en perce la vitre.

Pour les agents de City Hall, chargés de ce genre de problème, il faut se rendre à l'évidence : un homme a réussi à se procurer un papier et de quoi écrire, un homme suffisamment doué qui a réussi à apprendre à écrire. Black Fowl.

Et qui sera chargé de contrecarrer ses plans ? Un homme suffisamment doué, et qui sait écrire : Jules Verne ! C'est vrai qu'au début c'est assez surprenant  mais au final pas si désagréable, et même plutôt marrant. Il sera accompagné de son apprenti : Arthur Conan Doyle. Rémi Guerin se permet même de donner un peu de profondeur aux personnages, par exemple Jules Verne est vraiment arrogant et ne doute pas du tout de son talent.

C'est donc un bon scénario, bien trouvé et recherché. Le graphisme des dessins s'accorde bien à l'histoire, et je l'ai beaucoup aimé. Malheureusement, le livre n'offre pas beaucoup de surprises ou de situations inattendues  ni de rebondissement improbables. C'est facile à lire, mais pas si addictif. Néanmoins, je suis certains que je suivrais le reste des aventures de Jules Verne et de A. Conan Doyle, car la lecture reste agréable.