Cannibales

 Résumé :

1931, l’Exposition Coloniale. Quelques jours avant l’inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d’une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l’intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d’autant de Canaques. Qu’à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés.
     Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l’intrigue sur fond du Paris des années trente – ses mentalités, l’univers étrange de l’exposition – tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

Mon évaluation :

Livre : 7/10

Ecriture : 2/5

Originalité : 4/5

Addictivité : 2/5
 
Personnages : 3/5
 

Mon avis : Un livre intéressant sur l'exposition coloniale de 1931

Le livre de Didier Daennick est très intéressant au niveau culturel et historique, il nous révèle le côté beaucoup moins "extraordinaire" et beaucoup plus factice de l'Exposition coloniale de 1931, qui s'est déroulé à Paris, dans le bois de Vincennes. L'histoire, c'est celle que nous raconte Gocéné, un des Kanaks qui a dû aller "représenter son peuple" à l'exposition. Il est séparé de Minoé, sa promise, alors il s'évadera de l'exposition en compagnie de Badimoin, le cousin de Minoé, pour aller la retrouver.

Leur péripe au travers du Paris des années trente ne m'a pas tellement emballé, et c'est seulement parce qu'il fallait le rendre pour lundi que je l'ai lu aussi vite. Le style de Daenninckx est assez monotone, il ne rend pas la lecture plus intéressante. Alors même si c'est un livre à lire pour sa richesse et pour l'histoire, ne le lisez pas en quête de sensations fortes, de poésie ou de suspense. Après, c'est un livre très court, donc c'est plutôt difficile d'y porter un avis positif du côté du plaisir de la lecture.